lundi 8 novembre 2021

G comme... Généalogie !

Pour moi, "faire sa généalogie" ça veut dire "rechercher ses ancêtres". 

Ça m'amuse bien car je suis un peu une enquêtrice. Et j'aime bien parce-que je vois comment vivaient les gens à certaines époques. 

Les copains de mon âge ils disent que ça ne sert à rien, que quelqu'un a sûrement déjà fait leur généalogie... 

Si j'avais des pouvoirs magiques, je les utiliserais pour que les actes apparaissent devant moi, sans soucis. Les mairies n'auraient plus aucun argument pour nous dire "Vous ne pouvez pas avoir tel acte car on l'a décidé".

Texte écrit par Eléonore

samedi 6 novembre 2021

F comme les femmes de l'arbre généalogique

Il n'est pas évident quand on regarde un arbre généalogique de s'intéresser aux femmes qui le composent. Pourtant, elles y sont bien ! Seulement, le nom des femmes n'est pas transmis aux enfants, alors on pourrait les oublier un peu vite. Et puis elles n'ont pas toujours exercé de profession, cela fait moins rêver. Pourtant, sans les femmes, il n'y aurait pas d'arbre du tout !

Côté BRUNET :
- Augustine Léontine BLONDIN, native du Blanc (Indre) en 1878, elle se marie à 21 ans avec Jean Joseph BRUNET, lui donne 7 enfants en 22 ans. Elle a vécu à Ingrandes (Indre) puis à Béthines (Vienne). Elle est décédée à 88 ans, à Saint-Savin (Vienne). Domestique à son mariage, puis mère au foyer, nous l'avons aussi trouvée cultivatrice.
- Madeleine MASSÉ est née à Mérigny (Indre) en 1839. Elle y épouse Joseph Pierre BRUNET à 22 ans. A notre connaissance, ils ont 8 enfants en 21 ans. Elle a vécu à Mérigny puis à Béthines. Nous savons qu'elle a été ménagère, cultivatrice et métayère. En revanche, on n'a pas encore trouvé où est quand elle est décédée. On la sait recensée à Béthines en 1906 (67 ans). Mais nous n'avons plus de trace ensuite.
- Louise Antoinette AUGAT est née à Saint-Hilaire-sur-Benaize (Indre) en 1861. Nous ne savons pas grand chose d'elle. Elle s'est mariée à 16 ans, au Blanc, avec Mathieu-Jules BLONDIN. Ils ont eu (au moins) une fille. Nous ignorons encore où et quand Louise Antoinette est décédée.

Côté BELAUD : 
- Marie Zélina Henriette MARTIN est née en début 1899 à Réaumur (Vendée), où elle grandit. A 22 ans, elle se marie à Pouzauges (Vendée) avec Marcel BELAUD (voir article publié ce mercredi 3 novembre). Elle lui donnera 6 enfants (dont un né sans vie). Ensemble ils ont vécu à La Meilleraie-Tillay puis à Jouhet (Vienne). Elle fut cultivatrice et mourut à 88 ans à La Meilleraie-Tillay, où elle repose avec son mari.
- Marie-Victorine SOURISSEAU est née en 1860 à Montournais (Vendée). Nous ne savons rien (pour le moment) de son enfance. Elle s'est mariée à 22 ans à La Meilleraie-Tillay avec Eugène BELAUD (voir article publié hier). Ils eurent 7 enfants, dont un bébé décédé à 7 mois. Nous savons qu'elle a vécu à Pouzauges au moins de 42 à 61 ans, puis à la Meilleraie-Tillay, où elle est décédée à 81 ans. Elle aura été cultivatrice et fermière.
- Marie Zélina Célestine GRÉGOIRE est née en 1870 à Réaumur (comme sa fille Marie Zélina Henriette ci-dessus). Elle y vit encore lors de son mariage avec Octave MARTIN, elle a 24 ans. Elle sera la mère de 4 enfants, dont un qui mourra à la Grande guerre. Nous l'avons rencontrée cultivatrice, domestique et cultivatrice fermière. Elle a vécu à Réaumur au moins jusqu'à 36 ans, puis à Pouzauges, où elle est morte à 62 ans. 

Sans ces femmes, mon Eléonore ne serait pas devant l'écran pour m'aider à rédiger ces articles :-) 

vendredi 5 novembre 2021

E comme Eugène Augustin BELAUD

En 1852, 6 générations avant Eléonore, soit 158 ans, un petit garçon est né au cœur de la Vendée, à Saint-Germain-de-Prinçay, un village de 1230 habitants. Il s'appelle Eugène Augustin BELAUD. Ses parents sont métayers et ont déjà 2 filles. Ils lui donneront encore une sœur quand il aura 11 ans. 

A vrai dire, on ne connait rien d'autre de son enfance pour le moment.

A 30 ans, il épouse Marie-Victorine SOURISSEAU à La Meilleraie-Tillay (13 km à l'est). Elle a 8 ans de moins que lui. Ils s'installent à Pouzauges, à la Frelonnière. Il est d'abord métayer, puis cultivateur. Ils ont rapidement une fille, Alexandrine Julie, mais elle décède à 7 mois. Ensuite ils auront :
- Eugénie Marie-Louise en 1884,
- Constance Marie Augustine en 1886,
- Eugène Ernest Philbert en 1888, 
- Marie Alexandrine Eugénie en 1889,
- Esther Alice Augustine en 1891
puis Marcel Constant Alfred en 1896, l'aïeul d'Eléonore à la 5è génération.

Eugène Augustin a vécu à la Frelonnière avec sa famille au moins jusqu'en 1921. A partir de 1926, on les trouve recensés à La Lande, toujours dans la commune de Pouzauges. Il y est décédé en 1933, à l'âge de 80 ans. 

Eugène Augustin BELAUD était le grand-père paternel de la grand-mère maternelle du père de mes enfants.



jeudi 4 novembre 2021

D comme Décès

Dans un arbre généalogique, il y a des constantes. Tout individu naît, puis meurt. Le temps qui s'écoule entre ces deux moments est plus ou moins long. Ces deux instants sont enregistrés administrativement par l'état civil. Aujourd'hui, on va s'intéresser à l'acte de décès.
Eléonore a commencé la généalogie avant 10 ans. Elle était motivée et très consciencieuse. Elle voulait bien noter des noms, des dates de naissance, mais jamais les décès. Je lui ai pourtant conseillé de voir les actes de décès autrement que comme l'enregistrement d'une fin définitive. Pourtant je lui ai expliqué qu'un être ne meurt vraiment que le jour où plus personne ne pense à lui. Mais sa volonté d'enfant, c'était de ne pas noter les dates de décès. A quoi bon insister ? 

De mon point de vue, les actes de décès sont justement un lien entre le défunt et le reste de l'humanité. Le lien entre lui et le(s) déclarant(s), sa filiation quand elle est connue (depuis 1823), son état matrimonial quand il était marié ou veuf. On trouve aussi des témoins (avant 1924).
Bien sûr que l'acte de décès n'est pas anodin, humainement, émotionnellement. Depuis ses débuts en généalogie, Eléonore a été confrontée au décès de plusieurs membres de la famille et sait maintenant que ça compte pour ceux qui restent. 
La généalogie permet aussi de se rapprocher des défunts, qu'on les ait connus ou non. Cela permet de savoir où ils ont fini leur vie, qui les a entourés, parfois cela permet aussi de découvrir une partie de sa famille.
Quand il s'agit d'un enfant, cela peut aussi donner des indications sur la vie de ses parents, tout comme on peut imaginer que ça conditionne aussi celle de la fratrie quand il y en a une.

A l'inverse, quand il manque l'acte de décès, car je trouve que c'est le plus compliqué à trouver des deux actes que l'administration produit immanquablement, il manque un pan de l'histoire de l'individu. C'est comme si on ne pouvait pas raconter la fin de l'histoire. On ne connaît pas l'âge au décès, ni le lieu, ni le(s) déclarant(s), ni rien.

En revanche, ce qu'aucun acte ne précise, c'est la cause du décès. Pour la connaître, il faut trouver une autre source. A moins que le défunt soit mort à la guerre. 



mercredi 3 novembre 2021

C comme Chevalier de la Légion d'honneur

Le grand-père maternel de la grand-mère paternelle d'Eléonore s'appelait Marcel BELAUD. Vous pouvez lire sa notice ici.  Comme indiqué sur celle-ci, il fut nommé chevalier de le Légion d'honneur. 

En matière de Légion d'honneur, il existe une source incontournable : la base Léonore des Archives nationales. La recherche y est aisée quand on connaît le nom de l'individu d'intérêt. Toutefois, il y a 101 résultats proposés quand on tape le nom BELAUD !

Une fois le bon légionnaire sélectionné, on accède à son dossier. 

Concernant Marcel, on découvre 15 pages. Nous vérifions sa date et son lieu de naissance. Marcel a été fait chevalier de la Légion d'honneur par un décret datant du 9 août 1960, il avait 64 ans. En octobre 1963, il déclare au maire d'Azat-le-Ris, où il habite, qu'il a égaré le livret à coupons qui lui permettait de percevoir le traitement qui lui est dû. En 1960, il a touché 13,75 nouveaux francs. Aujourd'hui, un chevalier perçoit 6,10 euros par an.


Le dossier de Marcel comporte aussi un bulletin de décès, un certificat d'hérédité et les documents liés à la perte des documents et ceux de la proposition d'obtention de la Légion d'honneur.

Grâce à un tel dossier, il est possible de reconstituer l'état civil d'un légionnaire (naissance, décès et éventuel mariage), ses parents, et sa descendance.

Ainsi, on apprend ou on confirme, que Marcel était le fils de Eugène BELAUD et de Marie SOURISSEAU, époux de Marie MARTIN, père de (héritiers vivants) : Marcelle, Denise et Jeanne. Il a eu deux autres enfants : un fils sans postérité, et une fille qui avait 5 enfants, que l'on trouve également en tant qu'héritiers.

Sur ce blog, vous pouvez voir des photos de Marcel BELAUD, ici et .

Alors, les cousins, vous saviez que vous aviez un chevalier de la Légion d'honneur dans la famille ? 

mardi 2 novembre 2021

B comme BRUNET

Ce nom existe partout en France mais il y a de nombreux porteurs dans le Poitou. Ça ne veut pas dire qu'ils sont tous de la même famille, alors pour trouver qui cousine ou pas, il faut chercher !

Selon le site journaldesfemmes.com, BRUNET est le 77e nom de famille en France, porté par 33 513 personnes. Si on compte les conjoints en plus, ça en fait beaucoup des cousins potentiels !

Ceux de la famille sont éparpillés en France, mais saviez-vous qu'ils portent le 3è nom le plus courant dans le département de la Vienne (après MARTIN et MOREAU, à égalité avec BERNARD et ROY) ?!

Sur ce blog vous pourrez trouver l'acte de naissance de Fernand Georges BRUNET, né dans l'Indre en 1922 et celui du mariage de ses parents à Béthines en 1899 (23 ans avant sa naissance !!). 

lundi 1 novembre 2021

A comme A quatre mains

Le ChallengeAZ est un défi d'écriture que suivent certains généalogistes chaque année sur leurs blogs. Cela consiste à publier chaque jour de novembre un texte dont l'initiale du titre suit l'alphabet. Suivre un challenge c'est sympa, mais en suivre deux c'est plus drôle. Alors nous, notre deuxième défi est de mener le ChallengeAZ à deux : mère et fille !

La mère : Laetitia, 40 ans, généalogiste amateure depuis plus de 25 ans, a transmis le virus à sa descendance.
La fille : Eléonore, 11 ans, généalogiste en herbe, adore écrire, ça tombe plutôt bien !

Ecrire à deux, c'est bien gentil, mais écrire sur quoi ? Nous avons choisi d'explorer l'arbre paternel d'Eléonore, à partir des recherches de Laetitia. Espérons que l'expérience de l'une mêlée à la curiosité de l'autre nous feront faire un beau voyage.

Bonne lecture !

Précédentes participations de Laetitia au Challenge AZ : sur sa branche maternelle en 201320152017 et 2019 ; sur sa branche paternelle en 2014, 2016 et 2020.

mercredi 17 juin 2020

Jour de communion

Cette photo est en partie mystérieuse. On a la date puisque c'est un jour de communion, celle du fils aîné de la Mamie. On est donc dans les années 1950.
Le lieu, facile ! C'est à Huismes, vous reconnaissez la maison au fond ?
Bon, alors ensuite, les personnes en présence... ça se complique. Aucune femme, que des hommes. Et a priori, celui qui est à gauche en costume gris, ce serait Léon BRUNET, le beau-frère de la Mamie.


Le jeune Abel BELAUD

Abel Henri Marcel BELAUD est resté jeune pour l'éternité. Il est mort accidentellement à 19 ans. Le voici en photo. Le cliché est abîmé mais on le voit quand même bien. Il était l'aîné de sa fratrie. C'était le frère de la Mamie.


Les grands-parents BELAUD

Cette photo nous présente les parents de la Mamie : Marcel Constant Alfred BELAUD et Marie Zélina Henriette MARTIN, Marcel et Marie. Devant une voiture qui semble être une Renault 4. Ce qui est bien avec les photos devant une voiture c'est que ça aide à dater le cliché. La R4 a été produite entre août 1961 et le début des années 1990. Marcel est décédé en 1968. La photo date donc des années 1960.
Vous souvenez-vous de la couleur du bolide ?


Les grands-parents BRUNET

Ces deux photos sont émouvantes. Elles ont été prises le même jour et ont figé pour longtemps ce couple de vieillards : Jean Joseph BRUNET et Augustine Léontine BLONDIN, autrement appelés Eugène et Augustine.
J'ignore qui sont ces enfants. J'ai une hypothèse mais aucune certitude. Si vous avez une idée, vous pouvez commenter (je mettrai à jour cet article quand on saura).
Je pense que ces photos pourraient dater de la fin des années 1950.




Voyage dans le temps

Ce qui est sympa quand on va chez les anciens c'est quand on a accès à leurs photos. Le mieux c'est quand un ancien se souvient et vous dit qui est sur la photo. La Mamie n'est plus là pour nous raconter, mais on peut encore regarder ses photos. Je vous propose donc quelques clichés trouvés chez elle.

samedi 25 avril 2020

Jean Joseph BRUNET (1872-1962)

Jean est né le 3 juin 1872 à Mérigny, dans l'Indre, à la frontière du département avec la Vienne. Le village avait alors 1 006 habitants (537 en 2017).

A 27 ans, il épouse Augustine BLONDIN à Béthines. C'est à 11 km de Mérigny. Il déclare alors qu'il ne sait pas signer. A ma connaissance, ils auront 8 enfants, dont 3 filles.

Il a été journalier agricole, domestique de ferme, cultivateur et métayer.

Au fil des documents, j'ai pu retrouver ses lieux de vie.
En 1894, il habitait à la Vallée, à Ingrandes (Indre). C'est à 5 km de Mérigny.
En 1897, il habitait à Béthines, et plus précisément avec sa mère au village de Pré, en 1899.
Ensuite on le trouve à Ingrandes dès 1900, (même si on le trouve sous le prénom de Eugène BRUNET), en 1901 et 1906, aux Buissons, puis en 1911, au Coudray.
En 1921, domicilié à Beauvais, commune de Concremiers, toujours dans l'Indre, à 19 km de Mérigny.
On le retrouve à Béthines en 1926, à la Perrotière, puis à la Toubatrie en 1931 et 1936.
En 1951 il est domicilié aux Loges, commune de Béthines.
En 1954 et 1962 il est domicilié à Pré, toujours à Béthines.



Pour trouver la date de décès de Jean Joseph BRUNET j'ai galéré ! Mais j'ai fini par trouver. J'ai épluché pour cela les tables de successions qui permettent de trouver des dates et lieux de décès mais aussi le conjoint ou l'héritier, et parfois aussi on apprend s'il y avait des biens transmis. Donc je sais qu'il est décédé sans profession, à 90 ans, à Béthines le 5 octobre 1962. Son bénéficiaire était son épouse, Augustine BLONDIN, et il n'y avait pas d'actif apparent.

Enfin, je peux vous donner son signalement physique à 20 ans : cheveux et sourcils châtain foncé, yeux roux, front bas, nez gros, bouche moyenne, menton rond, visage rond, taille : 1m62.